• Au pays des Chapins du 7 au 14 décembre 2014

    Ils entrent donc dans leur 13ème pays, plus que 4 au programme!....

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    Ils entrent donc dans leur 13ème pays, plus que 4 au programme!

     

    Le paysage ne diffère pas beaucoup du Salvador qu'ils viennent de quitter, végétation tropicale sèche, volcans surgissant des nuages. Les bords de route paraissent plus propres, la température est toujours aussi élevée.

     

     

    Leur objectif pour ce premier jour est de rallier Antigua l'ancienne capitale coloniale qui fut abandonnée en 1773 après un violent tremblement de terre. Elle fut cependant reconstruite et restaurée, mais le séisme de 1976 anéantit de nouveau les restaurations. L'inscription au patrimoine de l'Unesco permit de relancer les travaux et la vie culturelle de la cité meurtrie nichée au pied de trois volcans.

    A l'approche de la ville ils aperçoivent les volutes de fumée blanche qui s'échappent de l’un d'eux.

     

    A Antigua les Trotteurs retrouvent les couleurs des marchés d'Amérique du Sud, la cuisine savoureuse des étals, et un immense marché artisanal avec étoffes colorées, sacs, beaucoup d'objets en bois et en pierre. Pour ce qui est de l'architecture, ils ne sont pas impressionnés. Sans doute qu' ils ont dans la tête les images des villes musées d'Amérique du Sud régulièrement repeintes et bien entretenues. Ici ils sentent que les moyens font défaut que ce soit pour les bâtiments publics ou privés. Il ne faut pas oublier l'histoire du pays secoué par des coups d'états innombrables et une guerre civile de 36 ans.

                               

                                        

    Ils commencent aussi à entrevoir la pauvreté du Guatemala. Sur la place centrale, des enfants d'une dizaine d'années cirent les chaussures, vendent des friandises, des souvenirs, comme les adultes. Dans les restaurants toute la famille est à l'œuvre, enfants y compris.

    Antigua est située à 1500 m d'altitude, et ils retrouvent une fraîcheur bienvenue qu'ils n'attendaient pas sous ces latitudes.

    L'étape suivante sera Quetzaltenango, ville de 170 000 habitants, pas forcément sur le trajet des voyageurs en camping-car. Mais une bonne raison pousse les Trotteurs à faire ce détour. En Équateur ils ont rencontré Roberto qui leur a gentiment proposé de laisser Casita chez ses parents pendant leur escapade de fin d'année à Cuba.

    La route pour y parvenir est agréable, plus de 100 kms en 4 voies, culminant à 3000 m. Encore des volcans, le lac Atitlan où ils comptent repasser, des champs alignés, beaucoup de maraîchage.

                            

    Mais aussi une autre réalité, des enfants agitent leurs mains sur leur passage, en remuant leurs lèvres. Tout d'abord ils pensent que c'est pour dire bonjour, mais ils comprennent rapidement que ces derniers sont en train de mendier. Cela leur sera confirmé plus tard, souvent ce sont les adultes qui les contraignent à la mendicité. Des femmes au bord de la route profitent d’un poteau électrique pour installer leur tissage.

                                         

    Plus pittoresque, des rennes, moutons, des crèches... fabriqués avec des produits végétaux sont vendus au bord de la route, il y en a des quantités.

                        

                      Au pays des Chapins du 7 au 14 décembre 2014  

     

    A Quetzaltenango ils retrouvent Roberto, le père de Roberto. Casita ne pouvant rentrer dans sa propriété, il les amène chez un ami garagiste, qui peut les accueillir sur son terrain. Des garages il y en a des quantités. Dans la rue les marchands de pièces détachées succèdent aux ateliers de rectification, puis les marchands de pneus, les garagistes etc... Il est fréquent de voir des mécanos portant sur leurs épaules des morceaux de moteur. Le parc automobile paraît avoir un âge moyen élevé et son entretien fait vivre beaucoup de monde.

    Otmar, le garagiste, d'ascendance allemande, leur fait une place au milieu des voitures en réparation et en vente. Son accueil et celui de son entourage est très chaleureux, il offre gracieusement le parking et le gardiennage de Casita. Un gardien et deux boxers veilleront sur elle la nuit.

    Pour rejoindre l'aéroport de Guatemala Ciudad, c'est 4 heures de bus par la route faite à l'aller.

    Cela commence bien ils oublient les passeports, argent, sac photo, demi-tour et finalement ils arriveront avec une heure d'avance.

    Après l'attente, ils montent dans le bus, assez silencieux, les fauteuils mériteraient largement de prendre la retraite tant ils sont fatigués. Après 1/ 2h de route, arrêt, non pas pour des voyageurs mais pour des marchands: boissons fraîches, gâteaux secs, fruits frais, sandwich au poulet et bien d'autres nourritures qu'ils voient passer mais ne savent pas ce qu'elles sont, journaux, paniers, handicapé faisant la quête. Pendant ce temps, le chauffeur et les aides disparaissent. Au bout d'un 1/ 4 d'heure les vendeurs descendent, le chauffeur et ses équipiers remontent. Les fleurs achetées pour la vierge du bus entourée de chapelets, ne veulent pas tenir droites dans leur vase accroché juste sous elle. Le voyage se poursuit avec des arrêts identiques sauf au 4eme une femme monte avec un joli panier, s'installe à l'avant et commence déballer des petites boîtes rondes, cuillères, tortillas, petits sachets en fait c'est le 4 heures de l'équipage du bus, chauffeur compris, il échange son téléphone portable collé en permanence à son oreille, contre la petite boîte. Un petit tabouret faisant juste la largeur du couloir est avancé afin que tout le monde puisse être assis. Au passage la jambe du pantalon du Trotteur a évité de peu une tâche de sauce, ne pensez pas que tout ceci se passe à l'arrêt, nenni en roulant sur une route très sinueuse.

    Fin du repas, le chauffeur se brosse les dents, toujours en roulant.

    Arrêt dessert, glace alors que la température extérieure n'est pas chaude, pour tout l'équipage. Guatemala Ciudad est encore à 80 km. Finalement le chauffeur offrira sa glace à un petit garçon envieux. Les marchands recommencent à monter profitant de l'embouteillage. Nouvel arrêt nourriture, le petit garçon continue à réclamer mais n'obtiendra rien cette fois. Les coéquipiers ne perdent pas le sens du commerce, ils rabattent tous les passagers potentiels, c'est par signe de la main qu'ils annoncent le nombre de places disponibles, et au fur et à mesure de la progression dans l'embouteillage, le bus se remplit, se vide. Passage difficile des vitesses, un bruit de ferraille rouillée, mais c'est le seul bruit car les passagers sont très discrets, tant occupés avec leur téléphone portable. Un prêcheur perturbe les communications en commentant la palabra de Dios. Au bout d'un quart d'heure, il fatigue, elles reprennent, mais cela ne le décourage pas. Arrêt, contrôle de police, soute et intérieur du bus, juste 2 minutes, et le prêcheur alors? L'embouteillage tout d'un coup, disparaît, la nuit tombe, les volcans aux alentours ajoutent une impression de mystère est-ce le prêcheur?

    Le chauffeur accélère, peu importe les passagers sont sous bonne protection, il faut avoir l'habitude de rouler à cette heure-ci, voitures, mobylettes sans feux. Fin du voyage. Il aura fallu 5h1/2 pour parcourir 150 km.

    Petite émotion en arrivant à l'hôtel, la chambre serait pour 1 nuit au lieu de 3 et tout est plein aux alentours! Mais la tablette les sauve, il y a toujours le mail de confirmation pour 3 nuits.

    Il a neigé sur Guatemala Ciudad, la preuve en images.

                                                 

                            

                            

     

    Plus sérieusement, une drôle d'ambiance pour les Trotteurs, beaucoup de spectacles de rue et de spectateurs toujours en train de manger, de la musique dans les commerces, mais surtout beaucoup de police et de vigiles armés de fusils à pompe, tous les commerces sont gardés, même les marchands de glace. Ils verront également des affiches à l'entrée des commerces "ne pas entrer avec une arme" de même que sur un bus.

     

    Ce soir-là, ils partageront une pizza, au demeurant très bonne, avec le réceptionniste de l'hôtel dans le patio.

    Seconde émotion toujours à l'hôtel. Le Trotteur demande au réceptionniste de retirer quelques minutes l'enveloppe mise en sécurité dans le coffre. Le Trotteur va devenir gentleman cambrioleur. Le réceptionniste perturbé par le téléphone, la porte d’entrée qui faut toujours ouvrir, perd ses moyens devant le coffre, il n'arrive pas à l'ouvrir. Il y a quand même pour les Trotteurs leurs passeports, les 2 cb, les billets d'avion et argent. Devant cette incapacité, l'employé cherchera le code, en ouvrant pas moins de 5 cahiers pour enfin le trouver, et le dictera au Trotteur, la Trotteuse installée dans le patio entendant "à droite.....à gauche...." elle se demandait ce qui se passait. Gros fou rire bien sûr, en cas d'impossibilité d'ouverture il restait encore un jour jusqu'à leur départ pour Cuba. Par précaution, le lendemain, ils ne remettront rien au coffre.

    Vont-ils s'arrêter à 2 émotions dans cet hôtel? L'avenir vous l'apprendra.

    Vous avez peut être vu Chapin, la mascotte peinte par les 5 petits enfants des Trotteurs, sur des photos.

                                       

    Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir écrit au dos d'un t-shirt "...soy CHAPIN". Les réponses des locaux ne satisfaisant pas leur curiosité, le web vint à leur secours. Chapin, vient du basque txapin, désignant des chaussures à semelle épaisse d'abord portées par les Espagnols puis par les Guatémaltèques. Leurs voisins, pour se moquer de leur démarche, les surnommèrent Chapins. Aujourd'hui les Guatémaltèques revendiquent ce patronyme.

    Le dimanche est ici un jour presque comme tous les autres, 80% des magasins sont ouverts.

    Après un petit déjeuner copieux pris dans un café très chic du centre-ville, le service restauration de l'hôtel étant fermé sans préavis le dimanche (troisième surprise), ils reviennent au marché et découvrent une longue allée consacrée à la vente des tenues traditionnelles féminines maya. Une explosion de couleurs, des chemisiers blancs brodés main avec incrustation de pierres, des tissus alignés de façon harmonieuse, des ceintures de toutes les largeurs et couleurs, ces tenues sont portées même dans la capitale par des femmes de tous âges y compris les fillettes, la tradition n'est pas prête de disparaître.

                              

                                

                                                             

    Ils passeront une bonne partie de la journée au musée archéologique très intéressant, une bonne introduction à la civilisation Maya, un regret l'absence de guide le dimanche dommage car le musée manque un peu d'explications.

                               

                                                 

                                         

     

    La féerie de Noël bat son plein en cette fin d'après-midi, sous un beau soleil, la rue piétonne déborde de monde, les décibels leur semblent encore plus violents.

                                                      

    Ils rentrent à l'hôtel en précisant à nouveau l'heure de réveil 4h15 l'heure pour le taxi 4h45, en espérant que le gardien se réveillera.

     

     

    Au pays des Chapins du 7 au 14 décembre 2014

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Alain et Monique
    Mardi 13 Janvier 2015 à 17:34

    Profitez bien  du relatif calme des divers pays que vous visitez, nous nous affrontons une réalité qui ,bien que prévisible n'en n'est pas moins inquiétante. Nous sommes tous charlie mais aussi flic, juif Etc..

    2
    LACRAMPE JF
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 17:38

    Que de péripéties au Guatemala et une ambiance parfois folklorique dans les bus.Les hôtels aussi sont des boites à surprises..

    J'espère que lorsque vous reviendrez de Cuba vous pourrez découvrir les trésors mayas.Ici l'année a commencé dans l'horreur et j'ai bien peur que ce ne soit que le début.Il y a eu des incidents lors de la minute de silence tant dans les écoles ou même dans certains services publics. Je n'ai pas pu participer aux manifestions 2 à Tarbes mais j'ai allumé une bougie à l'entrée de la maison elle a brillé une bonne partie de la nuit.Les gens deviennent cinglés hier certains ont failli se battre parce qu'ils n'avaient pas pu acheter le numéro de Charlie Hebdo et dans certains établissements scolaires lorsque le prof fait une remarque la réponse est: " je suis Charlie donc j'ai droit à la liberté d'expression".

    Je vais un peu mieux mais j'ai passé 2 mois difficiles après la vente de la maison de mes parents bien que les nouveaux propriétaires soient sympathiques.Pour NOËL ils avaient transformé la maison en disneyland rien  ne manquait ni les pères NOËL, ni les rênes  ni les guirlandes clignotantes enfin la seule maison de la rue qu'on ne pouvait pas rater  la nuit tombée.ILS m'ont téléphoné pour que nous allions voir la maison illuminée ce qui d'ailleurs était gentil car habitant derrière nous ne voyons pas la façade Je crois qu'ils vont enlever tout ça bientôt et ce ne sont pas des jeunes ils sont les 2 à la retraite et n'ont pas d'enfant. Les petits enfants venus pour NOËL ont trouvé que c'était amusant et joli.

    Donc le train train et mon mari qui devient parfois difficile c'est pas nouveau mais ça s'aggrave et notre médecin le sait mais je pense qu'il n'acceptera pas de prendre une quelconque médication alors que faire d'abord ne rien dire ou toujours dire oui .Je pense et Mr Lacrampe le médecin me l'a conseillé que je vais reprendre mes cours à la MGEN car ils ont achevé les travaux du bâtiment.

    Continuez à profiter de vos expériences enrichissantes et à bientôt pour des nouvelles.

    Bises.

    Michèle

    3
    Les Bagnérais
    Samedi 17 Janvier 2015 à 16:09

    Allons bon voilà que les trotteurs prennent l'avion! Casita prendrait elle l'eau?

    Nous apprécions toujours vos récits qui nous régalent.

    Quand vous serez au Québec, dans quelques Km, nous vous indiquerons l'adresse d'un camarade de lycée agricole, à qui nous avons parlé de vous et qui est installé près de Montréal et de la frontière du Vermont, depuis plu de 30 ans et ancien éleveur laitier. Vous y serez très bien reçus.

    Sur ce bonne route et continuez votre voyage aussi bien que vous l'avez "commencé"

    Nous vous embrassons

    Les Bagnérais

    4
    antton
    Mardi 20 Janvier 2015 à 17:52

    Coucou    on se remets doucement après ces horribles événements....j ai réussi à avoir ce jour un charlie hebdo !!!!

    J ai retrouvé avec plaisir mes souvenirs du guatémala il y a 15 ans rien n a beaucoup changé  mais les bus les marchés les 

    couleurs les tissus colorés  les volcans les fleurs la misère et l armée  sont toujours là      ....... dommage j aurai aimé une vue du lac Atitlan entouré de volcan

    où  j ai vécu de belles aventures   Bonne route           Bisesi

     

     

     

     

    5
    antton
    Mardi 20 Janvier 2015 à 18:06

    coucou    on se remets difficilement de ces horribles événements...  ce jour j ai enfin eu un charlie hebdo !!!! 

    votre séjour au Guatémala m a rappelé de bons souvenirs depuis 15 ans rien n a beaucoup changé....mais j ai 

    retrouvé les bus les couleurs les divers tissus les fleurs les volcans l armée et toujours la misère........dommage 

    j aurai aimé une vue du lac ATITLAN entouré de volcans j y ai passé de bons moments

    Bonne continuation    Bises

     

     

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