• C'est assez les baleines et pas bandits ces manchots

    Enfin ils sont à la péninsule Valdés...

    Enfin ils sont à la péninsule Valdés, inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Le rêve devient réalité, les baleines franches australes, seront-elles au rendez-vous ?

    Bien plus allongée que le nez de Cyrano, la péninsule Valdés couvre 3600km2 sur plus de 400 kms de littoral. C’est dans les eaux abritées du Golfe Nuevo et Golfe San José que se cachent les baleines. Mais elles ne sont pas seules à vivre autour la péninsule. On y rencontre également une multitude d’oiseaux marins, des lions de mer, des éléphants de mer, des manchots de Magellan, des orques. A l’intérieur des terres, les guanacos, les renards gris, regardent tranquillement passer les touristes (plus de 80000 par an). Un seul port, Puerto Piramides, au milieu des falaises sablonneuses. Il connait une activité commerçante la journée, et le soir retrouve sa tranquillité.

    C’est dans cet endroit sauvage qu’ils passeront presque une semaine.

    Ils commenceront par s’installer sur le golfe San José, à Laralde village de pêcheurs. Une large plage, encadrée par des falaises, qui constituent un sacré promontoire pour l’observation des baleines. « Danielle, tu peux y venir avec ton camping-car » pensent-ils, tant il est facile d’y trouver sa place.

    C'est assez les baleines et pas bandits ces manchots

     Les occupants qu’ils verront le plus, 2 oies. Elles promèneront leur progéniture pendant tout le temps qu’ils seront là. La couleur,   bleu outremer  de la mer, vert olive des algues, terre d’Ombre Brulée des cailloux, sable de la falaise, pousseront la trotteuse à sortir enfin son carnet de voyage. La calme matinée est troublée de temps en temps par le glougloutement du dindon, ou le chant de la poule qui a fait son œuf. Le trotteur est avec la canne, à  la pêche. Sur le coup de …  (pas d’heure) tournant son oignon dans la casserole, le trotteur voit au loin une forme noire à la surface de l’eau. Il s’empare des jumelles, le rendez-vous avec les baleines n’est pas manqué, en voilà une. L’oignon dans la casserole est abandonné, pour une première séance photo sur la plage. Même si la baleine est un peu loin, il la mitraille, sans dommage pour elle. Toute la fin d’après-midi, ils scruteront l’horizon tout en continuant leurs occupations respectives, pêche pour l’un, aquarelle pour l’autre. Le lendemain, ballade sur la falaise, ils ne seront pas déçus. Les oiseaux les accompagnent tout le long du chemin, et tout d’un coup une baleine sauteuse au loin. Ils resteront à la contempler, puis une autre, même si elles sont encore un peu loin, quel spectacle. Une, deux, soufflent plus près cette fois, sortent leur aileron comme pour leur faire « coucou ». Ainsi ils passeront un bon moment sur la falaise avec les baleines en ligne de mire.

    Retour à la « civilisation » à Puerto Piramides à l’heure où l’activité commerçante se termine.

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     Un signe de la main, une dame les arrête  « Pyrénéens mais d’où ». La conversation commence d’abord dans la rue, puis continue dans Casita pour  un maté, elle se terminera au restaurant. Robert et Claudette (Bagnérais) recherchent les descendants de leur famille en Argentine. Ce fut une bonne soirée qui leur réserva une autre surprise, le trotteur et Claudette travaillaient dans la même « maison »…

    Le lendemain, ils avaleront kilomètres et poussière de la piste…Même si la journée a été riche en rencontres, orques, lions de mer, éléphants de mer, manchots de Magellan, renard, et guanaco ils étaient un peu déçus. Les lions de mer et les éléphants toujours aussi paresseux dormaient en bas de la falaise il fallait les jumelles pour les voir. Les manchots de Magellan, une colonie sur une autre falaise, pas d’accès piéton, juste une passerelle, où les touristes passent les uns après les autres. Dommage, avoir tant d’espace de disponible et n’en laisser qu’un petit bout pour l’observation des animaux.

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    Ils sont montés jusqu’à la pointe  Norte, longeant la mer, sans pouvoir s’en approcher, propriété réservée aux moutons. Cette balade leur a permis de retrouver leurs sauveurs Brésiliens et de leur souhaiter bonne chance pour la coupe du monde. Si vous voulez passer un bon moment au Brésil, une adresse :casanovafestaseeventos@gmail.com  les trotteurs iront peut être.

    En cherchant un point WIFI, un autre Français les arrête, comme d’habitude la conversation s’engage, se poursuit devant un café. Stéphane, Corinne et leurs trois enfants, Agathe, Alice Alexandre sont partis pour faire le tour du monde…en utilisant tous les modes de transport. En Argentine ils sont sac à dos, bus et accessoirement voiture. Bon voyage à vous.

    Ils ne veulent pas quitter la péninsule avec le sentiment d’avoir manqué quelque chose, direction la plage Pardelas, à quelques kms de piste.

     

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    Quelques camping-cars sont stationnés, et des familles pour la journée occupent la plage. Aussitôt posés une baleine, se montre, « c’est déjà plus près qu’au Golfe San José » pensent-ils. Puis une autre, une sauteuse, deux sauteuses les occuperont cette fin de journée. Le va et vient des bateaux «observations» ne trouble pas trop la tranquillité de la plage. Le lendemain matin, le trotteur pour plaisanter, ouvre le store pour voir « si une baleine.. » oui la baleine est là au bord de la plage. Ni une ni deux, ils enfilent pull et coupe-vent, et filent au bord de la plage, la baleine ne les a pas attendus, elle s’éloigne tranquillement…Attendant qu’elle veuille bien montrer un peu plus de son anatomie, le trotteur est surpris par une autre, elle est en train de longer les rochers à une trentaine de mètres du bord. Quel spectacle !

     

     

    Un peu plus de photos

     

    Ils en verront d’autres pendant la matinée pour leur plus grand plaisir, certaines effectuant des sauts, mais trop loin pour le 200mm  du trotteur. Le vent s’est levé fin de matinée, les baleines resteront sous l’eau, les bateaux au port, EUX dans Casita. Cinq heures du matin, une baleine s’est permis de les réveiller en tapant avec sa nageoire, un, deux, trois, quatre, cinq coups,(elle doit être suisse), le vent a redoublé de force, ce fut une fin de nuit un peu agitée. Ils repartent de la plage Pardelas, six jours c’est assez (dit la baleine), avec de belles images en tête, et quelques photos qui ne reflètent pas du tout la réalité.

    Mais avant d’affronter le vent patagonien, ils resteront à Puerto Madryn 2 nuits. Il y a toute l’intendance à gérer, la « lessive » (cela consiste à donner son sac de linge sale dans une laverie et de le reprendre 24h après, tout propre et repassé), trouver un point WIFI pour donner signe de vie à la famille, répondre aux emails, et mettre le blog à jour. Ils en profiteront également pour tester la dextérité des figaros Argentins.

    Ils vont maintenant voir les manchots de Magellan à Cabo dos Bahia via Camarones. Leur choix s’est porté sur une petite réserve, pas trop connue des touristes. Après 150 kms de RN3, ils laissent la ligne droite,  le vent fort de côté. C’est un paysage avec du relief, des arbres, des virages, ils sont sous le charme.  Ils passeront par Camarones, un village de 1300 habitants. Ce village se dit le plus « paisible de Patagonie », ils confirment.

     

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    Puis c’est la piste pour 20 kms. Ils longent l’océan bleu profond, l’écume blanche ourle les rochers rosés, éclairés par le soleil couchant. Cela leur rappelle la Bretagne ou encore la Corse. Ils trouvent un bivouac de rêve au bord de la mer. Ils seront bercés par le clapotis de la marée montante, puis descendante et le vent. La matinée commence par du bricolage. Les pistes secouent Casita,  les vis des portes ont du mal à rester en place. Ils quittent ce bivouac en chantant tous les deux « il y a le ciel, le soleil, et la mer …».

    C'est assez les baleines et pas bandits ces manchots

     La réserve naturelle abrite une gigantesque colonie de manchots de Magellan (9000 couples) ; ils  y viennent pour, s´accoupler, faire leur nid, couver, et ensuite entreprendre le voyage de retour vers le nord−est de l´Amérique du Sud, et de façon cyclique, revenir l´année suivante. Une colline, pour partie herbeuse, laisse voir les nids, elle en est truffée. Les manchots de Magellan, sont partout, de n’importe quel côté qu’ils tournent la tête, il y a des manchots de Magellan. Certains  dorment couchés ou debout, d’autres lissent leur plumes.

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    Les prédateurs tournent autour des nids. Les mouettes viennent manger les œufs, les manchots de Magellan   regardent, passifs, l’air résigné, pas combatifs « c’est ainsi » pensent-ils, peut-être. D’autres prédateurs sont autour à attendre les éclosions. Le chemin au travers de la réserve est balisé, parfois par des cordes, parfois par une passerelle en bois. Ils y sont cachés, dessous, à l’ombre, les pas humains ne les dérangent même pas…Pour certains, c’est l’heure du bain et du repas. Ils descendent la colline à la queue leu leu, imperturbables et pour d’autres le bain et le repas sont terminés, ils remontent de la même façon  à la queue leu leu, imperturbables. Un écriteau averti  le promeneur de ne pas déranger le manchot qui passe. Un pousse son cri, ressemblant à celui de l’âne, mais pas de cacophonie, c’est les uns après les autres. Un guanaco traverse leur espace, pas de mouvement de foule, ils le regardent. C’est un long moment que les trotteurs passeront avec eux, difficile d’en partir tant ils sont attachants.

     

    La visite peut se continuer en voiture, ils préfèreront les jambes. L’endroit est splendide, le chemin particulièrement caillouteux. Toujours cette eau d’un bleu profond, cette écume blanche, ces rochers rosés. Au loin l’ile aux lions de mer, observés à la jumelle, eux aussi sont toujours dans la même position, couchés. Des guanacos partout, perchés sur les rochers, tels des isards dans les Pyrénées, sauf qu’ils ne sont pas aussi farouches. Ils se laissent photographier et le photographe peut prendre son temps, ils gardent la pose.

     

    C'est assez les baleines et pas bandits ces manchots

     

    Ils flânent  dans ce paysage splendide sous le soleil et le vent,des petites îles, gros cailloux vierges de végétation. L’île aux lions, vue de loin ressemble maintenant à gros toutou couché (après coup, ils n’ont pu trancher s’il était couché en long ou en rond).

    Le plan était d’aller à un autre endroit qui paraissait particulièrement enchanteur, d’après 2 guides, à 108 kms de piste. La piste, en bon état jalonnée de passages canadiens (rondins de fer dissuadant le bétail de passer) traverse une steppe à moutons et guanacos. Les moutons et les guanacos sont particulièrement craintifs, ils détalent à l’approche de Casita. Les bâtiments des estancias sont, pour la plus part  invisibles,  « estancia…25kms » indique un panneau au bord de la piste. Le paysage est très vallonné avec des points de vue sur l’océan superbes. Sur ces 108 kms, ils croisèrent 2 voitures, c’est dire la densité de population…La destination prévue ne s’avère pas, pour le coup, un bon plan. Ils voulaient manger au restaurant mais dormir dans Casita. Eh bien non, c’est pension complète ou rien. Déçus, car le site est splendide, ils trouvent un bivouac non loin de là, la vue est quand même moins belle.

    « Tiens le frigidaire ne fonctionne pas » Peut être la poussière pense le trotteur, au prochain arrêt il faudra tout vérifier. Manifestement, le frigidaire fait « la tête », la solution s’installer dans un camping. Après de multiples allées retour, des arrêts pour demander leur chemin, le tout dans une petite ville de bord de mer, Rada Tily où se déroule un marathon de portée nationale, enfin ils le trouvent. La trotteuse se réveille en sursaut, et croit être le 14 juillet sur la terrasse de Suzanne. Mais non ce n’est pas possible, les fusées éclatent juste au-dessus de Casita. L’artificier ne prend pas les mêmes précautions que Ruggieri à Carcassonne, ce n'est sans doute pas les mêmes normes de sécurité. Cela mis à part ce fut un beau feu d’artifice.    

    Finalement ils resteront plus longtemps que prévu au camping, le frigidaire ne voulant pas se remettre en marche sur le gaz. 

    En fin de journée, les trottinettes sont de sortie sous un vent patagonien à décorner toutes les vaches de la pampa. Ils feront une belle promenade sur le front de mer, bordé par de magnifiques maisons, toutes tellement différentes mais dans une réelle harmonie, et également sous les encouragements des locaux admiratifs.

    Devront-ils chercher des pains de glace pour tenir la viande au frais? Vous le saurez la prochaine fois.

     

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    « Sur la route de Valdés...Vers la Terre de Feu »

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  • Commentaires

    1
    kastéf
    Lundi 25 Novembre 2013 à 18:10

    Ouahhhh!!!!!!on adore. Nous on a la neige. Grosses bises à tous les deux

    2
    Nico des bois
    Lundi 25 Novembre 2013 à 18:37

    Ola los caminandos... On se réchauffe en vous lisant (et on en a bien besoin). C'est toujours un plaisir.

    N'oubliez pas de passer par El Calafate en descendant sur la terre de feu.

    La bise auvergnate...

     

    3
    petit fils (max)
    Lundi 25 Novembre 2013 à 18:38

    Coucou !

    ça fait du bien d avoir de vos nouvelles.

    Nous on s'enfonce tjs un peu plus dans l hiver !!

    ça à l air trop cool votre voyage

    bises et au prochain episodes !!!

    4
    Amitiés
    Mardi 26 Novembre 2013 à 09:44

    Que de beaux paysages ! que de belles photos ! Nous vivons pleinement votre voyage

    5
    Michèle Roussel
    Mardi 26 Novembre 2013 à 11:36
    Ce pays est le paradis des animaux !J'avais bien aimé les photos de la falaise aux perroquets , j'ai adoré la marche des manchots à la queue leu leu .Tout cela donne envie de visiter cette région . Profitez bien et tant pis pour les ennuis de frigo , ça s'arrangera bien ... Bises
    6
    .antton
    Mardi 26 Novembre 2013 à 17:36

    Enfin le rêve est devenu réalité .....depuis le temps qu on parlait d Ushuaia !!!!

    beaux paysages beaucoup d oiseaux j ai adoré la marche des pingoins

    les baleines sont elles plus grosses qu au Canada ? j espère que le vent ne décoiffe pas trop la trotteuse !!!!

    Bises en attendant la suite

     

    7
    mariangeles
    Mardi 26 Novembre 2013 à 22:05

    Vuestras fotos son magníficas: se ve que cada momento vale la pena. ¡Una aventura envidiable!

    8
    Vendredi 29 Novembre 2013 à 18:20

    Merci pour ces photos et le récit qui va avec...on a revécu la marche de l'empereur! j'avais aussi bien aimé les lions de mer...et pour le frigo...à Ushuaia...y a de la glace!! bonne continuation...on passe de bons moments de lecture!...bises à tous les deux!..et au fait...on savait bien que la "maison" était une grande famille!!

    9
    m joelle bastia
    Samedi 30 Novembre 2013 à 13:52

    un plaisir de suivre votre periple  que de belles photos et commentaires

    amities

    marie joelle

     

    10
    les Bagnérais
    Samedi 30 Novembre 2013 à 16:22

    Salut les trotteurs

    Nous nous régalons de regarder vos photos qui nous permettent de prolonger un peu notre voyage et apprécions vos commentaires.

    Pour continuer nous avons rencontré Uglas et Campistrous à Puerto Madryn et Tarbes au café Tortoni et avons recueilli des informations complémentaires sur notre parent recherché.

    Bonne route et à vous lire

    Claudette et Robert

     

    11
    Samedi 30 Novembre 2013 à 23:37

    Tiens, l'autre jour, avec Marc, on s'est bu un petit blanc de chez Reulet... que vous n'auriez pas désavoué.

    Continuez votre rêve et continuez à nous le faire partager, on rêve avec vous.

    12
    catherine cantegreil
    Lundi 2 Décembre 2013 à 21:35

    Quel beau voyage... Et quelles belles photos! Je pense que le carnet de voyages de Gabriel va être magnifique... Anne-Marie à la prose et Gabriel aux pinceaux...

    Nous sommes en cours en ce moment et vous avez le bonjour de Chantal.

    Bises à vous deux et au samedi 21 décembre pour une rencontre sur Skype...

    Il neige aussi dans les Pyrénées...

    P.S. Tous les élèves vous connaissant demandent régulièrement de vos nouvelles.

    A bientôt

    Cathy

    13
    bernard cadastre
    Mardi 3 Décembre 2013 à 22:08

    jackie terrasson dans les oreilles, vos photos et votre récit pour rêver ... on peut rentrer tout doucement dans l'hiver ...

    a bientôt

    bernard

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