• La Longue Traversée, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, du 26 juillet au 4 août 2015

    Ils ont quitté avec des regrets la Colombie Britannique...

    Ils ont quitté avec des regrets la Colombie Britannique, elle mérite sans doute mieux que ce qu'ils en retiennent, la pluie a tout gâché, presque entamé l'optimisme du Trotteur, il pensait avoir bloqué la C B par une mauvaise manip il en est rien, le plafond des dépenses était simplement atteint! Elle a refusé de payer le repas au restaurant!
    Ils vont traverser les provinces des Prairies, l’Alberta, le Saskatchewan, le Manitoba, le compteur kilométrique va tourner à plein régime.
    Ce sont ces vastes plaines cultivées à l’infini de l’Alberta, sous un ciel qu'un peintre aimerait. A tort ou à raison, cela leur rappelle la route nº3 de Patagonie, le vent en moins. Parfois quelques jolies bosses, et toujours des maisons impeccables, une campagne où rien ne traîne, pas un vieux tracteur rouillé, rien. Alors même si la route est monotone, c'est agréable pour les yeux de voir les changements de couleurs selon ce qui est cultivé et le degré de maturité, le jaune citron du colza dominant. 700 kms ce jour-là.

     
    Arrêt pour la nuit, bord de route, c'est bien rare, devant le centre des visiteurs de Valleyview. L'endroit est bien connu des voyageurs locaux et des camionneurs. Un monsieur un peu courbé sur sa canne, surveille son chien, puis sans doute un peu fatigué va s'asseoir sur un banc. Les Trotteurs, un peu en manque de communication avec les locaux s'approchent de lui, engagent la conversation même si leur, enfin celui du Trotteur, vocabulaire est assez limité, la Trotteuse étant muette! Un petit moment sympathique. De retour dans Casita toc toc à la porte, c'est sa femme qui vient leur dire qu'il y a une connexion Internet, super, pour le skype avec Alain et Paulette le lendemain. A peine Casita avancée devant le centre afin que la communication soit bonne, le patron du chien, sa femme, un autre couple viennent leur demander s'ils avaient besoin de quelque chose, le brave homme s'est bien rendu compte que leur anglais avait bien besoin d'une remise à niveau. Et dans ce petit groupe sympathique, une jeune fille, la responsable du centre, qui elle aussi veut donner un coup de main. Effet du hasard, le Trotteur laisse passer un mot en espagnol, et là une explosion de joie, la jeune fille, Sherry de son prénom, est Mexicaine. Plus question de parler anglais, plus question pour la Trotteuse d'être muette c'est si bon de parler de l'Argentine que Sherry affectionne particulièrement, Buenos Aires, Cordoba, du Mexique, ils sont tous les trois "partis" au sud, ils parlent fort, rient, bougent, échangent, à tel point que la Trotteuse en oublie le mal à l’épaule qui l'empêchait de dormir cette nuit. En plus du vrai soleil, ce soleil là leur fait du bien, c'est la traditionnelle photo.


    Sherry écrira sur un post it la traduction du mal pour le médecin. Ils vont naturellement à l'hôpital, c'est 100 $ pour la consultation et 720 $ de prise en charge, plus cher qu'un billet avion Halifax-Toulouse. La secrétaire un peu confuse, leur indique le cabinet médical juste à côté, c'est 100 $. A l'entrée du centre médical, des casiers à chaussures? Si vous avez vos chaussures sales, prière de se déchausser. Traitement de choc pour la Trotteuse, car ce mal l'empêche de conduire et il faut avancer, ils sont attendus à Mont Tremblant à 4000 kms vers la mi-août. Ils poursuivent leur route, la température prend des degrés Celsius. Après des kilomètres de plaine entrecoupés de puits de pétrole,

                                                                  

    la route plonge dans une vallée rude presque inhospitalière c'est la vallée des Badlands," mauvaises terres" avec au fond Drumheller. Il y a 18 à 20 millions d’années, la région était soumise à un climat subtropical ; sous les effets conjugués des eaux de fonte des glaciers continentaux, et de l'érosion, un paysage de falaises striées a été progressivement sculpté, mettant à nu les roches du Crétacé vieilles d'environ 64 à 140 millions d'années et d’innombrables fossiles de dinosaures qui occupaient cette région.

                                                                  
    A la fin du Crétacé ils ont disparu mystérieusement, effets de l’impact d’une énorme comète ? Épuisement de la nourriture suite à un changement climatique ? Toujours est-il que seuls les tortues et les crocodiles en ont réchappé ! Ainsi, le parc provincial Dinosaur est devenu le terrain privilégié des paléontologues depuis 1884, et tout naturellement on trouve à Drumheller un superbe musée renfermant la plus grande collection de dinosaures fossiles au monde.


    Qu'ils se sentent petits à côté de ces squelettes admirablement restaurés et présentés. Ils se perdent un peu dans les différentes espèces qui vont de la taille d’un poulet à celle de géants d’une quinzaine de mètres. Les spécimens marins ne sont pas en reste.

                                    
                                    
                                    
    Pour compléter la visite ils poussent jusqu'au parc des dinosaures, visite qui se résume à circuler dans les Badlands pour voir où ont été découverts les fossiles.

                                   
    Pas de bivouac à chercher, juste à s'installer sur un emplacement du campground. Alors qu'ils étaient en pleine réflexion, se présentent Louis, sa femme Nathalie, leur fille Noémie, des Québécois. La conversation s'engage. Louis s'étonne de ne pas trouver de foie gras dans les supermarchés! Il aimerait aussi que ses compatriotes fassent un petit effort pour parler Français, finalement il propose de terminer cette conversation après souper, autour du feu. Alors le Trotteur s'active à faire la braise pour cuire. Un Canadien, anglophone, vient spontanément lui proposer du bois, puis c'est une autre personne toujours anglophone, enfin un début de communication, après ces semaines d'isolement. Le Trotteur ira seul, l’épaule de la Trotteuse est encore douloureuse. La conversation à bâtons rompus porta sur le problème du bi linguisme, la place des Indiens dans la société Canadienne, et la protection sociale. Louis et sa famille partent vers Vancouver, un mot gentil sur le cahier de la Trotteuse, la photo, tous les ingrédients pour laisser à leur mémoire un agréable souvenir.


    Le Saskatchewan est-il différent que l’Alberta? Non sauf qu'ici le bleu du ciel se reflète dans une multitude d'étangs, qu'il y a plus de bétail, au fait où sont les propriétaires ? tant les fermes sont peu visibles.

                                                                                         
                          
    Le Canada est tellement grand, quand on le traverse de part en part, il faut toujours vérifier l'heure. Cette fois Mme Garmin n'est pas d'accord avec le Kindle. C'est Mme qui a raison. Le Saskatchewan est à l’heure en été de son voisin l’Alberta, en l'hiver de son autre voisin le Manitoba, mais certaines localités frontalières des 2 provinces ne changent pas d'heure, elles restent à l'heure des montagnes. Il y a de quoi s'y perdre.
    Quand il pleuvait ils auraient pu voir et faire des choses intéressantes, maintenant qu'il fait beau, rien à voir qu'à circuler!
    Ils passeront 3 heures dans le musée du Manitoba à Winnipeg. Une peinture murale de Daphne Odjig retrace la création du monde selon les traditions amérindiennes Odawa.


    Ils retrouvent les dinosaures,

                              

    puis se baladent dans l’évocation des grandes régions naturelles de la province. Le clou de ce musée c'est la copie du premier bateau, le Nonsuch, qui en 1668 ouvrit la voie maritime entre l'Angleterre et la baie Hudson pour le commerce de la fourrure. Reconstruit à l'occasion du tricentenaire de la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1970 le ketch de 15 mètres est ancré dans la reconstitution d’un port anglais du 17s avec boutiques et tavernes. Une grande barque, servant au transport des fourrures sur les lacs et rivières est également exposée.

                                                                          
    Cette longue traversée des plaines (1 semaine), leur parut en définitive un « peu » monotone !
    L’Ontario, " belle eau" en iroquois, attention ne pas dépasser la vitesse autorisée 90, un panneau indiquant clairement le montant de l'amende le suivant les points retirés, si dépassement;

                            
    des lacs à droite, à gauche, et pour alimenter tous ces lacs des rivières; des sapins, voilà le programme pour les jours à venir.

                             
                     
    Alors que faire sur ces routes monotones? Pour le Trotteur ce n'est pas compliqué tenir le volant mettre le régulateur, pour la Trotteuse, c'est au choix dormir ce qu'elle sait très bien faire, prendre des photos encore faut-il voir des choses intéressantes, et écrire encore faut-il que son inspiration ne soit pas au point mort comme ces dernières semaines.

                            

    Alors pour tuer le temps elle va photographier les panneaux indicateurs, l'idée lui est venue après tous ceux indiquant les nombreux lacs, il en restera quelques-uns, mais ce sont les chemins et leurs jolis noms qui ont retenu son attention, et quelques autres que vous ne verrez pas en France, les heures sont ainsi passées plus vite.


    Ils verront quand même un orignal après tant de panneaux, il fallait bien que cela arrive !!!

                                                    

    Une traversée de 3700 kilomètres tout de même, ils n’iront pas à Niagara, Toronto, Ottawa, ils y sont déjà venus il y a 20 ans, ils préfèrent garder les images de ce temps-là...
    Un petit panneau tout simple "Bonjour" les voilà au Québec, à suivre.

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  • Commentaires

    1
    Famille LAND ROVER
    Mardi 18 Août 2015 à 17:33

    Bien longue cette traversée.... Heureusement, ils sont sympas ces canadiens, même quand ils sont anglophones ! On pense à vous bien fort et on vous attend avec impatience. Jérôme a hâte que la saison se termine : il est sur les rotules... Avec l'épaule de la trotteuse, ça ferait un sacré tandem !!! Plein de bises à vous. A bientôt.

    2
    Amitiés
    Jeudi 20 Août 2015 à 17:40

    Les paysages changent, les récits sont toujours agréables à lire. Quelle belle province le Québec !

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    3
    odile de Blois
    Mercredi 26 Août 2015 à 18:59

    C'est bien aussi mon impression du Canada: monotone! Mais les Provinces Maritimes c'est différent;

    Ceux qui critiquent la Sécurité sociale feraient bien de faire un stage en Amérique!

    A bientôt, bises de nous deux,Odile

    4
    Mercredi 26 Août 2015 à 23:42

    Avis partagé Odile yes

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