• Sur les trâces des Mayas du 6 au 14 Janvier 2015

    La rentrée au Guatemala s'effectue sans encombre...

    Pour voir le trajet, cliquer ICI

     

    La rentrée au Guatemala s'effectue sans encombre, le passage à l'immigration et à la douane ne prendra pas plus d'un quart d'heure, quelle différence avec Cuba! Le trajet jusqu'à Quetzaltenango sera moins pittoresque qu'à l'aller, seulement quelques vendeurs et la ravitailleuse attitrée du bus, mais aujourd'hui point de casse-croûte en roulant pour l'équipage.

    Après une toilette rapide de Casita, les Trotteurs reprennent la route le lendemain pour Chichicastenango.

                                              Sèchage du maîs

                                                                                  

    Ils feront une petite halte à Panajachel au bord du lac Atitlan pour admirer les volcans le dominant. Ce cadre sublime attire de nombreux touristes comme en témoignent les innombrables restaurants et boutiques de souvenirs.

                     Lac Atitlan    

    A Chichicastenango ils trouvent facilement un parqueo où se poser deux jours. Bien leur en a pris d'arriver la veille du marché du jeudi. Si mercredi soir les rues étroites étaient ouvertes à la circulation, le jeudi matin elles sont envahies dès cinq heures par une multitude d'étals de tissus, masques, fripes, brocantes, cuisines ambulantes, matériel de tissage à main, fruits et légumes, etc...

    Chichicastenango sera aussi pour les Trotteurs une étape dont ils se souviendront.

    Ici les cybers ne sont ni difficiles à trouver, ni difficiles pour y rentrer. Seul le débit est défaillant pour passer les photos, la mise à jour du blog est donc impossible à faire. Alors ils terminent leur connexion par un coup d’œil sur l’actualité en France : Cabus, Wolinski…. des noms connus, attentat à Charlie Hebdo 12 morts. Ils sont scotchés à l’écran. Silencieux, comme ne croyant pas à cette effroyable nouvelle, ils continuent à regarder les titres un par un, hélas ils sont tous pareils, quelle horreur. Le lendemain, sur le marché, ils verront sur les premières pages des journaux « attentat à Paris », on leur tendra même le journal afin qu’ils puissent lire. La suite des événements tragiques ils l’apprendront par la TV et encore lors d’une connexion.

    Le marché est magnifique, tant c'est coloré, ordonné avec soin. Les Trotteurs y passent la matinée à s'y perdre refusant poliment les sollicitations des unes et des autres qui proposent tissus, ceintures, instruments de musique, "el ultima cena de la rata"...La plupart des femmes portent les habits traditionnels, de même que quelques hommes.

                                           Le marché  

                                             

                           Mathias, tes tricotteuses préférées se régaleraient

      

    Ils ont pris rendez-vous avec Oscar, guide local, pour visiter les endroits importants de la ville. Ils découvrent tout au long de la visite que la culture Maya est encore très vivante. Elle est étroitement liée au culte catholique, ainsi pour accéder à l'église Santo Toma il faut monter 18 marches, comme les 18 mois du calendrier Maya. Sur ces marches officie une chamane Maya, et un prêtre maya qui agite un encensoir afin de purifier le sol. Des vendeurs de fleurs et de cierges destinés aux offrandes apportent une touche colorée sur le fond blanc des murs de l'église.

                                                        Ensensoir

    A l'intérieur, l'allée centrale, jonchée de pétales de fleurs et d'herbes, comporte une dizaine de pierres rectangulaires et carrées sur lesquelles sont allumés des cierges. Elles servent de support aux rituels mayas, par exemple pour demander la prospérité d'un commerce. Ils visitent ensuite une moreira, atelier de fabrication de masques.

    Porte de la moreira

     

    Il y en a des dizaines de différentes sortes, représentant animaux symboles des dieux du panthéon Maya (jaguar, aigle, hibou, cerf, quetzal...), figures humaines des conquistadores espagnols ou chefs mayas. Ces masques de même que des habits chamarrés fabriqués aussi dans l'atelier familial sont utilisés pour les danses traditionnelles lors des défilés religieux.

                              

    Ils se dirigent ensuite vers le cimetière dont la plupart des tombes sont peintes de couleurs vives. Ici la mort n'est pas triste car c'est le commencement d’une nouvelle vie.

     

    Un peu en contre bas, un centre cérémoniel Maya avec des statues de dieux. Une chamane et deux autres personnes se livrent à un rituel: des feux brulent au pied des statues, de l'alcool est versé sur chaque statue tout en faisant des incantations. Sur le site une stèle commémore la date du 22 décembre 2012 correspondant à la fin d’un grand cycle de 26000 années Maya soit 5125 années solaires du calendrier Grégorien. La fin d’un grand cycle est une période lourde de signification. Chers lecteurs, rappelez-vous aux alentours du 23 décembre 2012 un petit village de l’Aude, Bugarach, est devenu célèbre à cause du calendrier Maya, et des prédictions apocalyptiques (non mayas)

                                 

                           

    Plus surprenant encore le cimetière; il comporte deux centres cérémoniels où là aussi officient des chamanes et une petite pyramide Maya. En fait le site Maya est antérieur au cimetière, sur les tombes on trouve essentiellement des croix Mayas représentant les 4 points cardinaux.

                                

    En revenant vers le centre-ville ils s'arrêtent dans une cofradia, confrérie religieuse, qui organise les processions du saint qu'elle représente. Celle de San Toma qu'ils visitent est la plus importante. La statue du saint est couverte de billets offerts par les fidèles, le lieu, garni de cierges et de guirlandes, le sol recouvert de pétales de fleurs et d'herbes, est occupé en permanence par trois personnes qui se relayent toutes les semaines.

    En revenant vers le marché ils passent devant la capilla del calvario, 13 marches, comme les 13 mois du calendrier lunaire Maya, pour y accéder.

    En cette fin d'après-midi le marché est en cours de démontage, tout le monde y participe, enfants de tous âges y compris. C'est une réalité du Guatemala, les enfants très jeunes travaillent avec leurs parents à porter du bois, vendre sur les marchés, faire fonctionner les cuisines ambulantes, peindre les masques...

    Seulement 60% des enfants vont à l'école. La pauvreté pour les familles nombreuses, est un frein car les parents ne peuvent financer les uniformes et les fournitures.

    Pour éviter les embouteillages chroniques de Guatemala Ciudad, après avoir consulté, guide, cartes et plusieurs locaux, ils optent pour la route transversale Nord qui les mènera sur l'axe menant à Tikal site Maya majeur. Toutefois ils sont prévenus, il y a 30km de piste en terre.

    La première partie est sans difficultés hormis une traversée de ville aux rues étroites.

    Le marché sur la route

     

    Les paysages de montagne sont agréables, quelques fois spectaculaires, un volcan qui fume au loin, des forêts de résineux au travers desquelles la route sinueuse monte et descend.

                         Les travaux viennent de se terminer....

                    Sieste dans la brouette        

    La quête du bivouac est un peu plus ardue. On leur indique un parking d'hôtel, mais ils le ratent, puis plus moyen de faire demi-tour! D'après Maps with me (la carte sur tablette préférée des Trotteurs) il n'y a plus de ville ou village à proximité, et surprise Chicaman se présente à eux. Ils trouvent à se poser dans la cour de l'annexe d'un hôtel. Sa propriétaire est charmante et épatée par Casita.

    Deuxième surprise, c'est l'anniversaire de la fondation de Chicaman et sur le parc central doit se dérouler un "convite feminino". Il s'agit de danses sur des musiques traditionnelles ou actuelles, exécutées par 17 couples de femmes costumées et portant des masques colorés assez incroyables, représentant les animaux dieux, les conquistadores, les Mayas. C'est tout simplement superbe, un régal d'une heure.

                                          

                          

                         

    La route du lendemain est tout autre.

    Il y a 60kms pour la matinée dont 30 de piste de terre selon le guide. Juste après quelques kilomètres les trous se font de plus en plus importants, sont-ils sur la bonne route ?

                                               

    Oui confirme la tablette. La route asphaltée est un rêve certainement des auteurs du guide, elle l’a été il y a fort longtemps…maintenant les glissements de terrain ont fait leur œuvre, elle est défoncée, étroite, de plus elle prend de l’altitude. Plus question de regarder le paysage, les yeux des Trotteurs sont fixés sur la piste.

                Ce n'est que le début                       

    Puis après un tournant, un homme et un petit garçon, pelle à la main pour tenter de boucher les trous, les arrêtent ils ont soif et faim. Il y a tout ce qu’il faut dans Casita. Les Trotteurs feront 3 arrêts identiques, se montrant moins généreux car il faut partager les réserves de Casita. A un seul moment il leur sera réclamé de l’argent, au « péage de reconstruction de la route », ils sont sur la piste de terre qui petit à petit au fur et à mesure qu’elle prend de l’altitude, devient piste boueuse, car la pluie s’est invitée.

                                   Le péage pour la construction de la nouvelle route   La nouvelle route est justifiée!!!!

    Lorsque Casita traverse les villages, elle devient l’attraction, les habitants sortent même en courant de leurs maisons pour la voir passer. En réponse à leurs bonjours, les Trotteurs reçoivent de magnifiques sourires d’adultes et d’enfants. Deux ou trois églises par village, à chacun son rite catholique, évangéliste, adventiste….une école plus ou moins grande et en bon état, des commerces, vendeurs de « rue » font l’animation des villages où la pauvreté est visible.

             Traversée de village   L'épicerie  

    Tout le long de la piste ils verront marchant en file indienne des adultes et des enfants du bois sur le dos. Cette piste de terre est dure tant ils sont secoués au sens propre comme au sens figuré. Au bout de 3 heures ils retrouvent la route, un village très animé, ils y feront une halte déjeuner dans un restaurant local (cette fois ils ont tous les couverts) un peu abasourdis par tout ce qu’ils viennent de voir. La journée n’est pas terminée, il leur faut arriver à Lanquin 11 kilomètres de piste les attend. La région qu’ils traversent leur rappelle étrangement la Colombie, le décor est le même des plantations de café, il y manque les belles maisons colorées. Ici les femmes portent une jupe plissée et toujours un haut en dentelle, elles sont très élégantes. La brume décidément s’accroche ne laissant pas voir le haut des montagnes. Voilà les 11 kilomètres de piste, caillouteuse, boueuse, toute en descente. Ils croisent des camions, des 4x4, mais pas de camping-car ! Ils arrivent fatigués à Lanquin, un hôtel avec un grand espace herbeux veut bien les accueillir.

     

    Lanquin décrit par le guide comme « charmant village » cette fois il ne se trompe pas. Les Trotteurs ont le sentiment d’être ailleurs. La vie s’écoule tranquillement, sans bruit, sauf le soir (pétards), avec des rires, des sourires, des bonjours, parfois quelques mots (sur les tragiques événements). Le village est animé, il y a toujours du monde dans les rues.

                                             

    De l’église où se déroule la messe, ils entendent les chants accompagnés par un orchestre; il n’y a pas que les chiens argentins qui vont à l’église, ici aussi, de plus ils accompagnent leur maitre au moment de la communion !

                              

    Les Trotteurs prennent gout à cette vie paisible toutefois agrémentée d’une connexion Internet qui leur permettra de faire la mise à jour du blog (3 articles 173 photos) de faire un skype entourés d’enfants étonnés qu’il fasse nuit en France. Ils se décident à bouger, et réservent un tour pour Semuc Champey, la piste serait impraticable pour Casita. Ah oui c’est bien vrai, Casita se serait embourbée. Dans le camion qui les transporte, ils rencontrent Louise et Denis, originaires de la Belle Province, la conversation s’installe immédiatement, belle journée en perceptive. Le matin petite grimpette au milieu de la forêt, avec lianes, broméliacées, jusqu’au mirador qui permet d’avoir une belle vue sur les piscines naturelles d’un vert émeraude splendide. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie.

                       

    Puis redescente vers les piscines et le pont naturel. On n’avait pas précisé aux Trotteurs qu’il fallait se munir du maillot de bain….alors seul le Trotteur piquera une tête, dans ces eaux transparentes.

                          

                      

    Après le repas un autre guide précise qu’il faut mettre maillot de bain et chaussures, problème pour les Trotteurs. Ils suivent quand même le groupe 40 jeunes la trentaine maximum, ils verront bien quand ils atteindront la grotte. Ce qu’ils ne savent pas que c’est une grotte d’eau !!! Devant l’entrée une solution faire le parcours en sous-vêtements.

    Pour tout éclairage, une bougie. Marcher dans l’eau, une bougie à la main ne pose pas de problème, mais nager c’est bien différent ; ils s’en sortent bien, parfois une jeune fille très attentionnée leur donne un coup de main, il n’y avait que 2 guides…. il faut s’accrocher à la paroi de temps en temps, monter des échelles, toujours la bougie à la main, se tenir à une corde et nager. Durant deux heures, ils vont barboter dans la rivière souterraine !!!

                       

                      

    Ils ne feront pas la dernière activité, le tubing, descente de rivière sur une chambre à air, ils préfèreront boire un chocolat chaud. C’est encore une belle journée, avec une belle rencontre, ils ont promis à Louise et Denis de les revoir dans leur Belle Province. Le carnet d’adresses continue à se remplir de gens formidables.

     

     

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  • Commentaires

    1
    antton
    Mardi 27 Janvier 2015 à 18:34

    le lac Atitlan est toujours aussi beau de plus les photos sont splendides je les attendais......

    Que d aventures extra vous vivez...;le bain dans la grotte original......Biz

    2
    nicodesbois
    Jeudi 29 Janvier 2015 à 10:35

    Toujours plus de rencontres, c'est top ! Extra cette excursion dans la grotte. Le voyage enchanté continue avec ses surprises, on en profite à distance. Bisous

    3
    journaliste amateur
    Mercredi 4 Février 2015 à 07:53

    le guatemala est un pays merveilleux qui semble avoir beaucoup de similitudes avec le pérou alors je sens des fourmis dans mes jambes et je me vois bien déambuler dans Chichicastenango à vos cotés. Mais ce n'est qu'un rêve.

    4
    Michèle R.
    Jeudi 12 Février 2015 à 15:50

    Je n'imaginais pas le Guatémala encore si imprégné de culture maya ! Comme vous devez vous régaler !!!

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