• Y el Condor pasa, du 6 au 21 juin

    Adieu le Chili,  bonjour le Pérou....

     

     

     

                                                   Adieu le Chili                         bonjour le Pérou.

                                       Pérou   Pérou

    Toujours en compagnie d'Odile et Richard,  les Trotteurs se présentent à la douane Chilienne. Voyageurs aguerris aux formalités douanières,  ils tendent leurs passeports à l'agent de l'immigration. Que nenni! Le fonctionnaire leur montre un exemplaire du document qu'ils devraient détenir, "C’est la première fois que l'on nous réclame ça!" "Ici c'est obligatoire." 

    Bien sûr le fonctionnaire zélé ne détient pas de formulaire vierge, il les envoie...à la cafétéria où une dame vend lesdits formulaires.

    Fin des tracasseries administratives côté Chilien, et l’administration Péruvienne est elle  aussi compliquée ? Aucun panneau indiquant aux voyageurs qu’il est interdit de transporter fruits et légumes, c’est bien l’information que les Trotteurs avaient eu. Comme d'habitude il faut remplir des formulaires, mais pas de table pour cela…Il faut aussi prendre la bonne file, celle des étrangers et non celle  des Péruviens rentrant dans leur pays. Les agents de l'immigration sont très sympathiques, quelques mots en français,  et la « Copa? » Passage dans Casita du service sanitaire ???? Adieu la confiture de goyaves offertes à Suca !!! il confisque tous  les fruits et légumes du frigo. Odile réussira à sauver les courgettes aux hormones de Suca et quelques fruits. Enfin les formalités d'entrée des véhicules s'éternisent, provoquant l'impatience des autres clients. Tiens le panneau interdisant l’importation de fruits et légumes se trouve APRES la douane !!!

    Ils traversent une zone désertique parsemée de constructions qui ressemblent plus à des abris de jardin qu'à des maisons,  ils trouvent un bivouac dans un hameau,  mais la propriétaire du terrain vient s'enquérir de la raison de leur présence. Après une visite émerveillée de Casita elle leur permet de rester en promettant de revenir le lendemain. Elle sera précédée de sa fille et de sa nièce, collégiennes de 14 ans, poussées par la curiosité car elles n'avaient jamais vu de touristes français.

     

    Pérou

     

    Après une bonne heure de bavardages, ils peuvent enfin lever l'ancre, direction Tacna,  première grosse agglomération péruvienne. Si les abords paraissent misérables et délabrés,  le centre est presque coquet avec son imposante cathédrale parée de drapeaux à l'occasion " del dia de la bandera".

     

    Pérou

     

    Les garde-manger des deux camping-cars une fois remplis les équipages prennent la direction de la côte. Le désert vient tutoyer l'océan Pacifique, la côte est le plus souvent découpée,  dommage que le soleil se cache derrière une brume épaisse.

                                     Pérou   Pérou

    Seules quelques coulées vertes trahissent la présence d'une source, et parfois au débouché d'un rio une petite plaine avec des herbages, des vaches, des moutons, des piments qui sèchent au soleil.

                     

                                       

                                       

                                                                      Sur la route

    La route quitte ensuite la côte pour se diriger vers Arequipa,  900 000 habitants, en escaladant les premiers contreforts des Andes toujours désertiques. Une fois sur le plateau, ils aperçoivent des volcans qui barrent l'horizon, c'est superbe,  plus ils s'approchent plus les volcans Misti (5822 m) et Chachani (6075 m) sont impressionnants dominant la ville qui s'accroche à leurs flancs.

                       

                      

    Mais pénétrer dans Arequipa dont l'accès principal est en travaux n'est pas simple,  Madame Garmin y perd son GPS! Ils finissent par rallier leur point de chute, l'hôtel camping Las Mercedes, dont ils avaient trouvé les coordonnées sur le Blog des pyrénéens Lalaguna, déjà passés par là.

    Ils y passeront 4 nuits, tellement l'endroit est idéal pour aller flâner dans le centre-ville tout proche. C'est une ville blanche avec de magnifiques bâtiments coloniaux construits en sillar, une pierre volcanique blanche. De nombreux taxis sillonnent les rues à vive allure et grand renfort de coups de klaxon, la priorité à droite n’existant pas….parfois se retrouvent les uns derrière les autres en attendant que la situation de débloque… 

                                       

                            

                                                                           

                                    

                                      

    C'est une ville qui bouge! Le premier soir, tandis que les Trotteurs étaient à leur « bureau », ils sentent Casita vaciller sur ses roues,  ils se regardent...-mais c'est un tremblement de terre! Deux secousses rapprochées de quelques secondes. Le lendemain ils apprennent que les sismographes ont mesuré une intensité de 5, 4 sur l'échelle de Richter, mais aucun dégât fort heureusement.

    Les Trotteurs visitent le couvent Santa Catalina, une merveille. Les filles de bonne famille à qui on n’avait pas trouvé de mari y logeaient dans de petites maisons de style andalou, servies par leurs esclaves.  La règle y était légère,  sauf pendant les 4 années de noviciat. Déjà on pensait à la protection antisismique: l'alcôve où se trouvait le lit de la religieuse était construite pour résister aux séismes.

     

     

    Ils passeront des heures au marché tellement les couleurs, l'ordonnancement des marchandises les enchantent. La grande halle est découpée en secteurs selon les produits vendus : fruits, légumes, pommes de terre (beaucoup de variétés), viande de bœuf, de porc, de lama, de mouton, poissons etc...

                     

                          

                                         

     

    De minuscules cuisines de marché proposent sur un coin de table de délicieux ceviches (petits poissons crus marinés dans du jus de citron et oignons) et des caldo(soupes) varies.

                                         

    Dans la rue ils rencontrent les premières péruviennes en habits traditionnels qui confectionnent des poupées devant lesquelles la trotteuse craque.

     

     

    Sortir d'Arequipa est aussi malaisé que d'y rentrer, surtout quand madame Garmin s'entête à les faire faire passer par une piste entre les deux volcans,  que les guides qualifient de difficile,  plus courte que la route asphaltée. Enfin grâce à deux GPS, Maps with me, et les talkies walkie, ils trouvent la bonne route vers Chivay et le Canyon de Colca. Ils bivouaquent à 3900m avec les volcans pour toile de fond. Le thermomètre descend à -15, mais même pas froid. Pour atteindre Chivay il faut traverser un plateau où paissent lamas, alpagas et vigognes puis passer un col à 4890m et redescendre en quelques kilomètres de 1000 m.

                      

                        

     

    La partie du canyon de Colca qu'ils parcourent en une semaine s'étire sur une cinquantaine de kilomètres. La profondeur totale se situe entre 1200m, si on la mesure depuis le rebord immédiat,  et 3000m si on prend en compte la hauteur des montagnes avoisinantes. La route en corniche est impressionnante,  heureusement qu'elle est large y compris dans sa partie non goudronnée. Les villages de ChivayYanque, Maca possèdent de très belles églises. La plus part des femmes y portent le costume traditionnel. Des terrasses occupent les deux versants et remontent très haut sur le flanc de la montagne. Des villages y sont nichés, certains seulement accessibles à pied ou à dos d'âne par des sentiers vertigineux. Au loin le volcan Sabancaya (5976 m) crache son panache de fumée blanche.

                               

                        

                        


     

    Les terrasses ont été aménagées dès les 6eme et7eme siècle, il y a 2000 ans selon certains guides de voyage, les parcelles sont séparées par des kilomètres de murs de pierres. Les paysans y cultivent quinoa, fèves, maïs, orge, à la main dans les zones inaccessibles aux tracteurs. Ainsi le battage du quinoa se fait avec un fléau, la ventilation des graines en les projetant en l'air avec une pelle. L'élevage est aussi très présent: vaches, alpagas, moutons, ânes, porcs... Souvent les familles ne possèdent que deux ou trois animaux, parfois, les troupeaux sont plus conséquents.

                                         

                                         

    Tout cela ils l'apprendront en parlant avec les paysans heureux que l'on s'intéresse à leurs conditions de vie. Mais c'est aussi le fait de tous les habitants, enfants et adultes, d'être ouverts aux voyageurs qui prennent le temps de discuter avec eux, ce que ne font pas forcément les touristes qui courent d'un site à l'autre pressés par leur tour opérateur. Cette réflexion émane de Dante et Pascuala, deux enseignants que les Trotteurs ont pris en stop dans un village. Ils travaillent à Cabanaconde,  dans un établissement d'enseignement professionnel. Pascuala enseigne la broderie, activité incontournable dans la province, et Dante l'anglais aux futurs guides. Dante mènera les deux équipages au mirador qui surplombe le Canyon de 1200 m, et qui permet d'apercevoir les villages disséminés sur l'autre versant. Il leur parlera de la vie des paysans de ces villages isolés, de Juanita la momie d'une princesse découverte dans les environs et que le musée d'Arequipa ne veut pas restituer, malgré la construction d'un musée destiné à l'accueillir, de la situation économique du Pérou... Vous l'aurez compris, ce fut un moment intense d'échange.

                                         

    Une ballade à travers les prés leur permettra une fois de plus d'apprécier ce panorama exceptionnel.  Ils se déplacent juste de quelques kilomètres, jusqu'à la croix .... du condor. Les condors sont au rendez-vous, peu nombreux, en cette fin d'après-midi, mais majestueux, volant en exploitant les courants ascendants. Après une nuit au calme, réveil matinal afin de ne pas rater le nouveau rendez-vous avec le plus grand oiseau volant(1,20 m de haut et 3 m d'envergure) avant que les touristes envahissent les balcons. Ils sont plus nombreux que la veille, passent, repassent, certains se posent juste sous leurs yeux, clac, photo mitraillage (il paraît qu'il faut en faire 150 pour en avoir une bonne) les condors font leur show, difficile de les suivre entre l'ombre et le soleil ils sont tellement rapides, ils planent juste au-dessus des têtes des touristes, hop les voilà rasant la muraille juste en face, puis ils prennent de la hauteur vont frôler les sommets, de sorte que le zoom a du mal à suivre, plongent, dans la faille profonde tournent, se cachent, réapparaissent, et à nouveau se présentent devant les objectifs des appareils photo qui se déchaînent. Quel spectacle!

     

    Après maintes hésitations pour quitter ce mirador, retour à Chivay,  par la piste que Casita menée par un trotteur toujours aussi expert, avale sans problème, sans donner d'inquiétude, bravo à Casita  et à son chauffeur!

      

     Que se passe-t-il à Chivay? Des drapeaux aux couleurs du Pérou, d'autres bleus, tout autour de la place. Des femmes et des hommes en habits colorés se retirent, les Trotteurs auraient ils manqué quelque chose? En réalité, c'est le 189éme  anniversaire de la province  de Cayllona marqué par de nombreuses manifestations. Pendant que les Trotteurs avançaient lentement sur la piste, les habitants de la province défilaient en habits traditionnels, dansaient, dommage pour vous chers lecteurs, vous n'en aurez que quelques bribes.

                                        

    Le soir, festivités,  groupes musicaux pour les danseurs de la place, des grands feux allumés aux 3 coins peut être  pour réchauffer les spectateurs, n'oubliez pas nous sommes en hiver, feu d'artifice que nos Trotteurs ne verront pas mais seulement entendront. Réveil à 6 heures comme tous les jours, par le haut-parleur qui débite les annonces pour les habitants, telles que "réunion des producteurs de quinoa pour en fixer la vente, perte d'une chaussure bleue récompense,  perte d'un trousseau de clef par un touriste récompense, recherche garde d'enfant pour Arequipa..." parfois ces annonces sont précédées d'un air de musique très entraînant, qui devrait pousser les trotteurs hors du lit,  mais non ils se rendorment. 9 heures, musique à nouveau, le commentateur tel Daniel Mangas décrivant l'arrivée du tour de France, s’époumone "mais que se passe-t-il encore? "Toutes les écoles de la province des petits aux grands, en uniforme, se préparent à défiler devant la tribune officielle.

                                           

                                          

    Au paravent discours, lever des couleurs, un moment émouvant  que de voir toute la population très recueillie  avec une main sur le cœur et le chapeau dans l’autre, chanter l’hymne Péruvien…

                                           

                                                  Les mêmes avant et pendant l’hymne Péruvien

    Après les écoles, ce sera le tour des paysans de plusieurs villages, les outils à la main, suivront les employés municipaux, associations, et pour terminer les entreprises privées.

                                          

                                                    

     

    Que retiendront-ils de cette semaine passée dans le canyon de Colca ? Des Péruviens  extrêmement chaleureux,  des paysages fabuleux et en particulier pour la Trotteuse l’élégance des femmes qui portent toujours le chapeau orné de rubans, et leurs robes inspirées des jupons des Espagnoles, ornées de broderies colorées.

                             

     

     

     

    « Qu'ont ils pensé du ChiliDu berceau de la civilisation Inca aux portes de la vallée sacrée, du 22 juin au 10 juillet »

  • Commentaires

    1
    antton
    Mardi 8 Juillet 2014 à 19:19

    Le vol du condor m a beaucoup plu....le Perou est un pays magnifique plein de couleurs après les Andes

    j attends le machu pichu allez vous monter au sommet ?  comment faites vous pour <avoir même pas froid >

    à une telle altitude ....je trouve Casita bien courageuse !!!!!!Bise

    .

    2
    amis odile richard
    Mercredi 9 Juillet 2014 à 15:06

    bonjour,

    odile et richard nous ont donné l'adresse de votre blog très bien fait.

    c'est bien d'avoir vu le site où a été tué le Che..

    félicitations pour la traversée du sud lipez et pour la piste du canyon de colca : jolie vidéo des condors..

     

    bonne continuation

     

    robert et martine

    3
    michèle
    Mercredi 9 Juillet 2014 à 22:53

    Les Péruviennes en costume traditionnel sont vraiment très nombreuses  Quand je voyais des photos dans les revues ,  je croyais que c'était  seulement du folklore , pour les touristes . Que de couleurs !  Merci pour ces photos . Bises

    4
    ANNA
    Vendredi 11 Juillet 2014 à 18:45

    superbe reportage !!je me suis regalee


    photos magnifiques!!quel depaysement merci ODILE ET RICHARD J ESPERE QUE VOUS ME RECONNAITEZ C EST L AMIE DE DAN


    ENCORE MERCI ET BISES .BRAVO POUR L AUTEUR DU REPORTAGE.MERCI

    5
    ANNA
    Vendredi 11 Juillet 2014 à 18:47

    JE VOUS AI TOUT DIT C EST SUPERBE BRAVO ET AU PROCHAINES NOUVELLES

    6
    Amitiés
    Vendredi 18 Juillet 2014 à 13:40

    Je redécouvre Arequipa au travers de vos photos. Arequipa est une ville avec son marché typique et colorée, ses animations. le couvent Santa Catelina est une merveille où il fait bon se promener.

    7
    Les Bagnérais
    Samedi 19 Juillet 2014 à 13:26

    Que ce soient les paysages - les costumes - les marchés - toutes ces couleurs nous font rêver

    Quel bonheur de vous voir partager leur vie - La vraie "Richesse" est celle qui vient de l'intérieur

    ARTE nous a présenté le Pantanal - Nous avons vu beaucoup de crocodiles mais pas de Gabriel et Anne-Marie pour leur tenir compagnie

    A bientôt 

     

    8
    André et Marie-Jos
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 20:03

    Quelle bonne idée a eu Odile de me diriger sur votre merveilleux site. Que du bonheur de vous lire et de regarder les montages photos+

    Continuez à nous faire rêver. Merci.

     

    9
    danjoube
    Jeudi 7 Août 2014 à 18:51

    Richard et Odile sont ils encore avec vous? Il semble que je n'arrive plus à les joindre meme par skype,

    Savez vous quelle direction ils ont pris?

    Daniel et Annie

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