• Namibie du 15 au 29 juillet 2019

     


    • Namibie

       

       

      La Namibie c’était un rêve pour nous depuis de nombreuses années. Pour nous y accompagner, nos petits enfants mais chut nous jouerons à « rendez-vous en terre inconnue ». Difficile de garder le secret. Arrive le jour J, le 14 juillet 2019 rendez-vous à l’aéroport Toulouse Blagnac, les petits enfants ouvrent l'enveloppe et voilà le voyage peut commencer.

      Toulouse Blagnac

      Deux changements, Francfort tout le monde marche d’un pas rapide ou court, ce fut notre cas. Addis Abeba, un plongeon en Afrique, beaucoup de monde, des femmes et enfants en particulier, juste le temps de déguster un excellent café, et c'est le dernier avion pour arriver à destination, ouf. 13h30 atterrissage nous arrivons enfin à Windhoek capitale de la Namibie 15h de vol, pas mal.

       

      Ici pas de tunnel ou même un car pour circuler sur le tarmac, mais à pied bien encadré par de nombreux fonctionnaires faisant la circulation pour laisser passer les avions, une joyeuse désorganisation.

       

      Petit briefing par Mathieu avec roadbook à l'appui, premier contact avec le véhicule, conduite à gauche et automatique, les premiers coups de freins intempestifs feront rire les covoyageurs. Mais qui sont les quatre autres aventuriers ? Du plus vieux au plus jeune : Maxime, tout fraîchement bachelier, Romain, Clémentine, Faustine.

       

      La Namibie, pays d’Afrique australe, indépendante depuis 31 mars 1990 de l’Afrique du Sud, avec trois habitants au kilomètre carré, surprend pour ceux qui ont voyagé en Afrique. Pas de foule qui marche sur le bord de la route, pour l’instant asphaltée, des animaux presque disciplinés, des pintades nombreuses, animal protégé, des voitures en bon état, enfin en apparence. Tout semble bien organisé.

      Phacochères PintadesSinges

      Comme le précise le guide lonely planet pas de marchands sur les bords de route, tout est importé, les épiceries SPAR seront notre principale source d’approvisionnement pour notre pique-nique de midi.

      Nous partons vers le Nord pour la région du Waterberg, un petit arrêt au marché artisanal d’objets en bois dans la ville d’Okahanja. Une multitude de stands, et de vendeurs, mais l’heure est trop matinale, peu d’acheteurs. Certains ateliers exposent leurs produits, souvent des éléphants.

      Le Plateau du Waterberg domine le désert du Kalahari, culminant à environ deux cents mètres d’altitude au-dessus de ce dernier. Les couleurs de ses falaises sont absolument somptueuses, proposant une gamme de rouges flamboyants grâce au grès qui le constitue. Juste le temps de poser les valises, nous voilà sur un sentier rocailleux aux parois escarpées. Une quarantaine de minutes plus tard, le sommet Mountain View, est atteint. La vue sur la vaste étendue de savane est époustouflante ! Nous aurions bien aimé attendre le coucher de soleil, le sentier étant trop caillouteux, une descente à la nuit tombée n’était pas envisageable. Notre prudence est récompensée, une petite colonie de mangoustes nous regarde tranquillement passer.

      NamibieNamibieMangoustes

       

                          
      Le lendemain, au menu 400 kilomètres pour rejoindre Etocha, quelques kilomètres de piste, puis la belle route bien droite, bien monotone. Un arrêt pour se restaurer, pour une fois nous aurions pu aller faire les courses dans un marché, mais le policier nous a conseillé le supermarché, pensant peut être que c’était un meilleur choix pour nous ; il n’a pas hésité de demander une petite pièce. Ce fut l’unique fois du voyage.

      Enfin nous arrivons à destination. Le lodge se trouve juste à côté de la porte du parc. Aucune hésitation, il est encore temps de faire un petit « safari » dans le parc d'Etosha.

      Etosha, grande plaine blanche s'étire sur 350 km d'est en ouest, sur une surface d'environ 22.900 km2. En son centre le « pan » (lac salé asséché) a été formé par l'assèchement d'une vaste mer intérieure.

      Le parc se visite uniquement en voiture avec interdiction de mettre le nez dehors. La circulation se fait sur des pistes balisées qui sillonnent la savane, pour rejoindre les nombreux points d'eau, afin d’attendre l’animal ou les animaux. Le « spectateur » ne sait jamais trop à quoi s’attendre, mais il apprend vite qu’il doit faire preuve de beaucoup de patience car il est soumis au bon vouloir des animaux, venir ou ne pas venir. A chaque trou, Il y a cet instant magique où les yeux découvrent le ballet incessant des « artistes » qui arrivent pour se désaltérer, ou, à force de fixer, trouvent un lion le dos tourné qui a bien décidé de rester couché.

      Le lion de dos

      Cette fin d’après-midi est jour de chance. Au loin des girafes et un éléphant, des gazelles, des oryx, des springboks, des zèbres ; nous sommes émerveillés. Au premier point d'eau, des girafes juste devant nous, une bonne quinzaine de « Sophies » avec leurs bébés. Quel spectacle !Les appareils photos entrent en action, les images se gravent dans les esprits.

      Namibie

      Le parc ferme à 18h30, heure du coucher de soleil. Des voitures arrêtées sur le bord de la route, c’est le signe qu'il se passe quelque chose : des guépards en train de prendre leur dîner, probablement une gazelle. Ils ne sont pas troublés par tous ces yeux, ces appareils photos. Un, certainement repu se tient à l'écart, deux autres déchirent leur proie tandis que le quatrième hésite : rester coucher ou y revenir, solution qu'il retient finalement. Allez, il nous faut partir…

      Guépards à table

      Mais dis donc, c'est notre chance: tout près de nous un éléphant, avec sa peau ridée et ses grandes oreilles, mange des feuilles, encore des girafes immenses, des zèbres. La fin de journée est extraordinaire, le coucher de soleil dans le parc, lumière rasante, qui devrait permettre de belles photos. Nous avons trop traîné, l'heure tourne, plus elle tourne plus Gabriel appuie sur l'accélérateur, plus le bruit est infernal dans le véhicule. Le portail est proche, fermé. Mais non, la gardienne nous accueille avec un grand sourire nous demandant si les lions nous avaient mis en retard ? Non les girafes répondons nous tous en chœur, good bye toujours avec ce large sourire. Que c'est agréable ces sourires, ils illuminent leurs visages.

      Le lendemain, nous partons à la chasse au lion, il est très tôt, c’est le prix à payer.

      L'idée c’est de faire tous les points d'eau dans la partie du parc que nous n’avons pas encore explorée. Au passage quand même nous continuons à agrandir le stock de photos, mais de certains animaux, deviendrions-nous sélectifs ? Tiens sur la route, une girafe en train de se nourrir. Elle est tellement près que nous pourrions caresser sa peau bien tachetée. Elle n'est absolument pas farouche, elle nous regarde avec ses yeux doux, prend la pose pour la photo, mais la difficulté c'est de la faire contenir dans le cadre, elle est si grande. Alors on se contentera de la tête.

      Mais où sont les lions ? Un grand point d'eau où tous les animaux déjà vus viennent boire, quand soudain un rhinocéros sortant d’un fourré d’un pas lourd s’approche du point, est-ce un rhinocéros blanc ou noir ? Ces deux pachydermes ont effectivement de la même couleur grise, il faut regarder de plus près la lèvre, celle du blanc est large, tandis que celle du noir est pointue. Personne ne tente de s’approcher de cet animal pour voir sa lèvre, d’après photo, c’est un blanc.

      Nous explorons plusieurs points d’eau, un peu vite certainement pour avoir une chance d’apercevoir un lion, en action. La déception se fait sentir quand tout à coup, mamy crie « arrête toi, j'ai vu quelque chose » rapide marche arrière et là un gros chat avance d'un pas tranquille, un léopard. L'instant dure quelques secondes, des rafales de photos pour l’immortaliser, car ce coquin de félin a choisi de s'enfoncer dans les herbes. Nous attendons un peu avec l'espoir qu'il aura changé son parcours. Hélas non, il ne ressortira pas. Quelle chance nous avons eu !

       

      Le léopard

       

      Pour plus d'images voir galerie des photos Etosha

      Après ces deux jours à guetter les animaux, le voyage se poursuit vers le Damaraland qui signifie "région des Damaras", les Damaras étaient, à l’origine, un peuple de chasseurs-cueilleurs.

       Arrêt chez « Spar » pour le pique-nique. Un petit groupe de femmes Himba sont installées pour vendre des bijoux. Elles s’enduisent le corps d’un mélange de beurre et de d'ocre qui teinte leur peau en orange. Cette substance est aussi appliquée sur leurs cheveux tressés. Elles ne sont pas habillées à l'occidentale, mais juste vêtues d'une jupe en peau et parées d’innombrables colliers et bracelets. Une, paraissant être plus « commerçante » entame la négociation avec mamy. « -Un gros bracelet, photo comprise ». Elles s'entendront sur 2 bracelets, avec la photo. A côté Clémentine et Faustine en auront 2 petits, photo comprise.

       

      En route, il est temps ! Il y a encore beaucoup de choses à voir et encore des kilomètres de piste cassante et poussiéreuse. La chaleur monte, les vêtements s'empilent dans le coffre, le paysage est splendide, grandiose, de grandes étendues aux couleurs vives. Première pause, la forêt pétrifiée, classée monument national en 1950. Pour information, depuis 7 ans pas une goutte de pluie n’est tombée sur la région…Un guide obligatoire, nous fait la visite au milieu d'arbres fossilisés qui datent d'il y a 260 millions d'années ! Les troncs les plus importants mesurent jusqu'à 30 mètres. Ça n'a visuellement rien de spectaculaire si ce n'est que les tronçons des arbres ont des allures de pierre.

      Forêt pétrifiée

      Toujours sous une chaleur écrasante nous rejoignons le site de Twyfelfontein (littéralement la fontaine hésitante) classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Twyfelfontein possède l’une des plus importantes concentrations de gravures sur roche, d’Afrique. La plupart de ces œuvres, bien préservées, représentent des rhinocéros, des éléphants, des autruches et des girafes. Elles ont été réalisées par des chasseurs-cueilleurs San il y a environ 6000 ans.

       

      Après cette difficile mais intéressante journée une belle surprise nous attend. Le roadbook indique « logement sous tente » sans précision. Ne serions nous pas dans « Out of Africa » ? Le lodge est situé en plein désert, les tentes somptueuses, les enfants sont époustouflés. Le dîner, dans ce cadre exceptionnel, est délicieux, feu de bois pour terminer la soirée, profiter du calme troublé seulement par des barrissements d’éléphants, et admirer ce ciel étoilé sans pollution lumineuse.

      Out of Africa

       

      Au petit matin quelques photos du lever du soleil et une petite balade sur les hauteurs dominant le camp pour admirer ce désert ponctué du vert des acacias rabougris.

      DamaralandNous primpons

      Dommage nous resterons qu’une nuit il y avait d’autres balades à faire, la nature à découvrir mais le programme est chargé…

       Nous prenons la route pour rejoindre la côte balnéaire. Comme indiqué par le roadbook nous faisons un arrêt afin d’acheter quelques souvenirs dans les échoppes tenues par les femmes Herero. Leur tenue vestimentaire est remarquable en particulier la coiffe en forme de cornes de bétail réalisée en tissu et papier journal. C’est un symbole important pour cette ethnie de bergers nomade. Tout semble confectionné sur place, les machines à coudre à pédale Singer vont bon train.

      Il n’y a pas grand monde sur cette route traversant des immensités désertiques, seulement quelques villages, difficile de trouver un coin à l’ombre pour le pique-nique.

      Installation sur la route

      Le ciel si bleu depuis notre arrivée, commence à changer de couleur, au fond il parait gris. La température baisse, les pulls passent du coffre à l’habitable, il n’y a rien aux alentours, sauf des mirages. Il est encore tôt pour rejoindre l’hébergement du soir, nous en profitons pour faire un aller et retour jusqu’à Cape Cross, la plus grande réserve d’otaries à fourrure au monde. Le ciel est bas, le vent souffle, le désert d’un côté l’océan de l’autre, une route étroite droite, l’endroit est inhospitalier. Nous longeons la côte des squelettes.

      A Cape Cross quelques 250 000 otaries se prélassent sur les rochers, imaginez le bruit, et... l’odeur. Nez sensibles passez votre chemin, ou munissez-vous d’un scaphandre. Mais c’est si mignon de les regarder jouer dans les vagues, sauter des rochers, et parfois se disputer. Le chacal et les goélands sont là eux aussi, ils observent, mais pas pour les mêmes raisons.

       Otaries

      Nous revenons sur nos pas, c’est toujours aussi désolé quelques épaves de bateaux jalonnent la côte.

       Zeila Shipwrek,

      Swakopmund, décrite par le roadbook , comme station balnéaire de la côte atlantique, capitale touristique de la  « Côte des Squelettes ». Ce n’est pas tout à fait l’impression que nous en avons. Il fait froid, humide, un faux feu de cheminée dans l’entrée de l’hôtel autour duquel, s’il était vrai, nous aimerions bien nous chauffer. Nous partons vers un restaurant indiqué par le réceptionniste, mais le froid a dû engourdir les cerveaux, nous n’avons rien trouvé. Personne dans les rues, enfin on déniche ce qui ressemble à un restaurant, nous sommes les seuls clients, de la musique asiatique nous accompagne. Quel changement par rapport à ce que nous venons de vivre depuis huit jours ! Un petit plaisir quand même, en rentrant dans le lit nous découvrons une bouillotte bien chaude, normal ici c’est l’hiver.

      Le lendemain, il bruine, la température ne donne pas envie de prendre le maillot de bain et pourtant nous partons faire une sortie en kayak dans la lagune de Walvis Bay. Il faut faire quelques kilomètres avant d’atteindre le point de départ. Des flamants roses colorent la surface de l’eau c’est beau.

      Walvis Bay

      Une famille de chacals en file indienne avance d’un pas assuré. Le chauffeur s’arrête tout d’un coup, sort en courant un couteau à la main…il va délivrer d’un filet de pécheurs des otaries. Heureusement pour nous inutile de sortir le maillot mais au contraire, nous enfilons pantalons et veste qui devraient nous protéger. Nous voilà dans les kayaks, et c’est parti pour deux heures. C’est absolument magique de pagayer au milieu des otaries, elles sont très joueuses, elles viennent tout près de nous, essaient de monter sur le kayak et elles y arrivent. Mais attention, il ne faut pas mettre la main dans l’eau parce qu’elles mordent ! C’est ce qui est arrivé à Maxime. On ne sait plus si les otaries jouent avec nous ou l’inverse. On oublie que juste en face il y a une importante usine d’extraction de sel, que le ciel est encore gris, le temps passe trop vite.

      Salines

      Nous serons les derniers à rejoindre la plage, une boisson chaude et une collation nous y attendaient.

      Pour l’après midi au programme, une sortie en 4x4 à la découverte de Sandwich harbour. Nous sommes au milieu de dunes ; pour commencer notre chauffeur en choisit des moyennement hautes, puis des plus hautes, de plus en plus hautes, quand nous sommes au sommet c’est à peine si le bas est visible, il fonce à toute allure à l’assaut de ces pentes raides. Sensations fortes garanties, les enfants sont ravis, la mamy…aussi, la dextérité du chauffeur est fantastique. Une halte dans ce paysage incroyable, des dunes, que des dunes qui se jettent dans l’océan. Et pour terminer, repas au champagne d’Afrique du Sud dans cet univers de sable. Nous ferons un détour par l’exploitation de sel, encore une belle collection de flamants roses. Pour ce soir nous avons retenu une table dans un restaurant digne de ce nom. Même si la météo n’était pas de la partie, ce fut une belle journée.

      Melon sauvage

      Une longue étape de liaison nous attend, de la piste, de la piste, et encore de la piste. La température monte doucement, la piste est acceptable, chacun s'occupe, écriture pour les filles, musique pour Romain, et notre copilote Maxime n'est pas en grande forme. Arrêt pique-nique, des petits oiseaux peu farouches viennent picorer les miettes. Plusieurs arrêts photos dont celle du passage du tropique du Capricorne, la piste devient plus dure, le paysage aride prend de la couleur, pas d'habitant, rien.

      Quelques voitures de touristes nous croisent, tiens en voilà qui ont crevé, un petit signe tout va bien. Le bruit dans l'habitacle est assourdissant, mais cela n'empêche pas quelques-unes de faire la sieste. D'un coup un très fort bruit réveille les dormeuses, une roue est passée certainement sur un caillou plus gros que les autres. Quelques minutes plus tard arrêt pour vérifier les pneus, nous avons crevé ! Voilà le cric installé prêt à soulever la roue, un Namibien passe, merci tout va bien il ne reste plus qu'à sortir la roue de secours. Mais voilà, cette simple opération prendra plus d'une heure et cette fois papy ne refusera pas l'aide d'un couple Namibien. Puis au tour de celle dont le pneu est crevé, elle aussi résiste, mais pas trop longtemps. Mamy s'inquiète de l'heure, le soleil se couche tôt, rouler de nuit n'est pas conseillé. Maxime demande à la dame où le pneu peut être réparé ? Quelle chance dans cet endroit où on a l'impression qu'il n'y a personne, à 200 mètres, un réparateur. Nous aurons même droit à la facture tirée d’un ordinateur, certes antédiluvien. Il est plus de 6 heures, c'est dire qu'il ne faut pas traîner.

      Le lodge de ce soir est au bout du monde dans les montagnes du Naukluft. Le massif du Naukluft se caractérise par un haut plateau entaillé de gorgés profondes. La piste serpente entre ces gorges, ce qui donne à cet endroit un air inhospitalier. La journée fut longue, difficile.

       

      Montagnes du Naukluft

      La rando du lendemain prévue est abandonnée, Maxime fiévreux n’est pas en état, nous partons vers ce qui devrait être le « clou » du voyage, le désert du Namib, c’est l’incontournable de la Namibie.

      Le lodge où nous allons passer trois nuits, est très confortable, deux belles piscines dans un beau jardin planté d’arbres. Un seul courageux pour se mettre à l’eau, Romain. Nous nous contenterons de le regarder en sirotant un mojito Maxime et nous, jus de fruits pour les filles. Le soir, dans tous les choix proposés, de la viande de zèbre. Après avoir tant vu de zèbres le cœur n’y est pas, pour certains, d’en manger…Demain ce sera un réveil très matinal.

      Le réveil sonne 4h30 c’est le prix à payer pour être devant le portail le plus tôt possible, et voir le lever du soleil sur les dunes.

      Nous sommes en troisième position devant le portail, il fait encore nuit, il faut attendre l’ouverture. Ce sera interminable, nous rentrons dans le parc à plus de huit heures, le soleil est levé depuis un bout de temps. Alors que nous étions sur de la piste dure, nous voilà maintenant sur une route bien neuve bordée par des dunes rouges, drôle d’impression ! (cela nous rappelle notre voyage au Chili la Carretera Austral défigurée). Des montgolfières survolent le désert, cela aurait pu être une belle expérience mais aussi un sérieux budget.

      Pour les derniers kilomètres pour accéder à Sossusvlei nous prenons une navette, il n’y a plus de route mais du sable dans lequel on peut facilement s’enliser. Le chauffeur nous dépose au pied de Big Mamma, notre première dune. Il faut être jeune ou bien en jambe pour la gravir dans le sable, donc certains préfèreront admirer depuis le bas, les couleurs changeantes, apprécier le calme du désert.

      Big MammaNamibie

       

      Puis c’est au tour de Big Daddy l’une des dunes les plus hautes du Monde. La journée est bien avancée, la rotation des navettes est importante, elles déversent de nombreux touristes qui partent tous, ou presque, à l’assaut des 350 mètres. Vus d’en bas on dirait une colonie de fourmis. Pour notre part, les mêmes courageux grimpent photographier le paysage pour ceux qui par peur ou fatigue sont restés en bas. Mais finalement d’être restée en bas, je me sens en manque, un peu frustrée, nous en étions au onzième jour de voyage, sans pause, ceci explique peut-être cela...Les courageux ont ramené de belles photos, le papy a filmé la descente de ces courageux qui se sont éclatés.

      Big DaddyPlateau du  Dealvlei vu du sommet

      La température extérieure est bien montée, juste avant de sortir du parc une pause déjeuner, retour à la civilisation avec le tour de France…Changement de paysage après le sable le minéral avec le canyon de Sesriem à proximité. Il fut creusé il y a 2 millions d’années par la rivière du Tsauchab. Une petite ballade dans le lit de la rivière sur les quatre kilomètres qu’il mesure, on se sent tout petit dans cette profondeur (30 mètres).

      Les visites s’arrêteront là aujourd’hui, nous en avons plein les yeux.

      Le retour sur cette piste qui casse le dos, se fait dans le calme, (la nuit fut courte !), le soleil commence à amorcer sa descente, et tout d’un coup « pschitt » nouvelle crevaison et nous sommes juste à deux kilomètres de l’entrée, que faire ? Continuer à rouler mais en fait le poste de contrôle du lodge passé, il reste encore cinq kilomètres à parcourir, alors nous demandons de l’aide au gardien. Mais celui qui devait nous « secourir » arrive lorsque tout est terminé. Néanmoins, il reste un gros problème à résoudre, acheter un pneu. Demain sera un autre jour, les idées seront plus claires, nous aviserons. En fait le régisseur du lodge a pris tout en main, le pneu est venu de la capitale (200kms) dans la journée, monté par l’atelier du lodge, et nous pendant ce temps, nous nous prélassions au bord de la piscine…Juste une promenade matinale pour les grands parents, journée libre pour les jeunes, et le soir une virée en 4x4 au coucher du soleil pour tout le monde. Malheureusement quelques nuages sont venus perturber le spectacle.

      Après ces trois jours passés dans le même lodge, nous revoilà sur la piste, c’est la remontée vers la capitale, avec une étape dans le désert du Kalahari.

      Ici peu de véhicules sur la piste, dans cette nature belle, sauvage, dans cet univers qui alterne entre le rouge des petites dunes et le vert des acacias. Un homme fait du stop il nous reste encore une place, allez une bonne action. Il va où ? Nous ne comprenons pas, parlait il anglais ? A défaut, on lui tend la carte afin qu’il nous montre l’endroit où nous devons le déposer, mais…pas plus d’éclaircissement, alors il nous dira bien quand il faudra s’arrêter. Vingt kilomètres plus tard il est arrivé à destination.

      KalahariOtocyonNid de Tisserands sociables

       

      Un nouvel animal à rajouter dans notre carnet, étrange, pas très grand de très longues oreilles, une très longue queue finalement grâce à internet nous mettons un nom, otocyon ou renard à oreilles de chauve-souris. Nous allons dans une ferme auberge sauf que cette ferme est sur une réserve de 5000 hectares ! Des vaches qui ont pour se nourrir des branches d’acacias broyées. Un petit moment d’émotion, si notre arrivée est prévue, le souper non…mais tout est solutionné rapidement. Un beau coucher de soleil pour nous accompagner dans notre presque dernière nuit. Dans ce désert nous aurions certainement pu y rester plus longtemps, tant il incite à la découverte…

      Voilà nous sommes à notre quinzième jour, nous terminons notre voyage. Juste un passage dans un magasin artisanal pour quelques souvenirs, dernière soirée dans le restaurant conseillé par le propriétaire de la ferme. C’est un restaurant typique, le Joe’s Beerhouse. Après avoir tant vu de koudous, oryx, springboks les voilà en brochettes, délicieuses et cette fois tout le monde en mange … dans un décor à mi-chemin entre saloon américain et brasserie allemande. Nous nous sommes régalés!!!

      Nous rendons la voiture, les valises sur le tapis roulant pour partir dans la soute, une petite émotion la tablette manquait à l’appel, mais non bien cachée au fond d’un sac.

       

      Pour les grands parents le bilan : partir avec les petits enfants, c’est une expérience à vivre, bien différente de notre périple américain. La Namibie, nous avons adoré les paysages, les animaux en liberté ; c’est aussi un autre visage de l’Afrique auquel nous ne nous attendions pas. Certes la formule retenue ne nous a pas permis d’avoir beaucoup de contacts avec la population, mais elle a ravi les jeunes voyageurs par son confort . Nous avons envie d’y revenir, mais quand ?, pour nous plonger au plus près de la vie de ses habitants.

      Pour les jeunes le bilan:

      Faustine : les animaux de Namibie sont très impressionnants, la vue du hauts des dunes aussi. J’ai adoré faire ce voyage avec vous. Merci à vous pour ce voyage.

      Clémentine : j’ai adoré ce voyage ! je me souviendrai toujours de ces animaux sauvages, du désert et des routes interminables que nous avons parcourues avec vous.

      Romain : Après avoir observé  de nombreux zèbres dans la nature, je me suis régalé d'un steak de cet animal et de bien d'autres antilopes. Ce que j'ai beaucoup aimé c'est une sortie en kayak de mer  au milieu des otaries très joueuses.

      Maxime : Pays magnifique, amateur de rugby et gorgé de soleil, un paradis sur Terre! un pays semblable à la France par sa multitude de paysages. Des rencontres magiques avec les animaux sauvages. J’y retournerai ! Encore merci beaucoup de nous avoir fait découvrir ce pays avec vous !

       Vidéo sur notre voyage en Namibie:

       

       

        

       

       

     

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